Les capteurs des détecteurs de gaz sont conçus pour un gaz ou un ensemble de composés ciblés.

Toutefois, la plupart sont susceptibles de réagir avec d’autres gaz que celui recherché ; on parle alors d’interférence des cellules (ou cross-sensitivity en anglais).

L’interférence des cellules fausse les mesures de gaz

En cas d’interférence, le capteur ne réagit pas uniquement au gaz qu’il est censé mesurer : il peut aussi réagir à d’autres substances présentes dans l’atmosphère.

Chaque cellule de détection (électrochimique, PID, infrarouge, etc.) fonctionne selon un principe physique ou chimique spécifique. Or, Or, certains gaz peuvent posséder des propriétés proches de celles du gaz ciblé ou empêcher le capteur d’interagir avec le gaz recherché.

Interférence négative

En cas d’interférence négative, le gaz interférent a pour effet de masquer le gaz ciblé ou d’en minimiser la mesure.

Les interférences négatives sont celles impactent le plus la sécurité de l’utilisateur. Elles empêche l’alarme de se déclencher.

Interférence positive

Le détecteur va dans ce cas afficher des valeurs supérieures ou sans relation avec la concentration réelle du gaz que l’on souhaite mesurer. Les interférences positives créent de fausses alarmes.

Les interférences positives sont les plus courantes.

Tous les capteurs de gaz sont-ils sujets aux interférences ?

Les risques d’interférences sont plus ou moins élevés suivant le type de capteur :

  • La technologie de mesure la plus spécifique est le capteur infra-rouge, utilisé pour le CO2 ou les hydrocarbures. Ces cellules sont moins affectées par les risques d’interférences car elles sont réglées par rapport à la longueur d’onde du gaz que l’on souhaite quantifier.
  • Les capteurs électrochimiques, principalement utilisés pour les gaz toxiques, sont des cellules sur lesquelles on a déposé un gel chimique, conçu pour réagir avec le gaz ciblé. D’autres gaz peuvent interférer du fait de leurs propriétés chimiques. Aucune cellule électrochimique n’est parfaitement spécifique.
  • Les cellules catalytiques et les détecteurs à photoinisation (PID) sont non-discriminants, c’est-à-dire qu’ils ne ciblent pas un gaz en particulier, mais un ensemble de composés. Ils sont impactés par les problématiques d’interférences. Les capteurs catalytiques mesurent tous les gaz inflammables ou explosifs. Les PID recherchent un maximum de polluants ou COV. Ils réagissent donc à de nombreux gaz.
  • Les tubes colorimétriques, dont le principe de détection repose sur une réaction chimique, sont également exposés au risque d’interférence, détaillée dans la note technique du tube.

La notion d’interférence n’a par ailleurs pas d’importance lorsqu’on utilise un détecteur d’oxygène, du fait de la concentration très élevée d’oxygène dans l’air ambiant.

L’interférence faussant les mesures, il est d’autant plus important de la prendre en compte. Pour connaître la réponse d’une cellule aux différents composés, il faut se reporter à la note technique du capteur, éditée par le fabricant.

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